Le coeur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller chercher plus loin... Faut laisser faire. Et c'est très bien.

Avec le temps. Avec le temps, je me dis que non, je n'irai pas chercher plus loin.
Ici les jours flottent avec légèreté et tout doucement, se faufilent entre la philo, les arts plastiques. Et les Liaisons Dangereuses, bien sur.
Et parlons un-peu de toi, Valmont. Puisque ce n'est pas ta faute. Tout ça s'étire avec études de mensonge, de cruauté, de Don Juan... Et de souffrance.

Et le soir, la nuit déchire le ciel tout doucement, si j'aimais les oxymores je dirais presque tendrement. Les étoiles patientent encore un-peu, laissent glisser les voiliers et le phare que je vois, au loin, entre un morceau de Jacques Brel et une ou deux volutes que je laisse échapper de mes lèvres, continue son carrousel sans se lasser.
Des croquis ratés bordent mon lit, le vent glisse sous la porte et je m'endors. En souriant et en pensant au train de 18h48.
Le coeur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller chercher plus loin... Faut laisser faire. Et c'est très bien.

# Posté le samedi 17 octobre 2009 06:39

Et quand j'ai relu ces pages, j'ai pensé que, heureusement, j'avais suffisamment changé pour que la nostalgie arrête de manger mes éphémères. Ouais... JE VAIS BIEN.

Et quand j'ai relu ces pages, j'ai pensé que, heureusement, j'avais suffisamment changé pour que la nostalgie arrête de manger mes éphémères. Ouais... JE VAIS BIEN.
Ce sont mes cheveux secs et cassants qui ont
poussé mon coeur à se rappeler l'Angleterre. Il
m'a suffi de déscendre au Champion, d'acheter
le soin et de l'appliquer dès lors en frottant
trop fort. Alors j'ai senti la bosse, au milieu
de toute cette mousse trop pâle. C'était un matin
tiède et doux, bercé par la sérenité de sa respiration...
...vite cogné par l'épais fil de métal au-dessus de
nos têtes. Alors j'ai appuyé jusqu'à ce que la douleur
pleure mes yeux allourdis, sous la lampe étoilée qui brouillait
mes iris. Et je ne peux que combler ce manque par un flot
de tickets et d'écrits, juste panser le néant de ces plaies
par mes larmes trop salées , rongent le parfum de son
écharpe où je laisse, impuissante, toute cette
nostalgie s'effonder.
CARAVAGE.


C'est un peu ça, en fait. Un jour vous sommeillez entre
London Eye et Camden Town et vos songes s'entrechoquent
à son ivresse qui s'évanouit et sombre patiemment en gardant
un oeil sur vos propres abîmes.
L'attente.
Mais le lendemain, vous ne ressentez plus que les méandres
des étoiles anglaises et vous avez beau vous rapprocher de Little Sister,
vous n'entendez plus leur respiration. Le pli de leurs rêves.
Vous ouvrez les yeux et n'apercevez que le gris pâle de plafond
de votre chambre. Vous vous levez difficilement, décochez les volets.
A présent il faut les ouvrir et c'est comme une gifle. Sur l'Avenue de
la République les passants parlent Baudelaire et la pluie vous donne
envie de vomir. Vous courez jusqu'au vestibule et pleurez tout votre
soûl britannique.


Parfois, je relativise en me persuadant que tout va bien et que le reste
n'est que passé. Mais d'autres fois je dégueule tout ça, et le souvenir
me rend malade. Trafalgar Square me rend blême et Little Sister trouillarde.
C'est une amertume de vin blanc qui demeurait encore dans notre
au-revoir trop bref à Saint Pancras Station. C'est ce sac trop lourd
que je ne pouvais plus porter, parce-que cette semaine avait pompé
tout mon bon sens, et ce see you soon londonien toute ma
justesse. C'était juste une parenthèse doucement glacée,
suspendue dans le temps, grise d'hiver ou dorée, je ne sais plus.
C'était juste nos éclats de rire en sortant de la Tate Gallery,
seulement nos pas souriants qui s'exclamaient un nombre
incalculable de fois des phrases insensées.
Je ne sais pas si tout ça était réel, si mes souvenirs restent vrais.
Tellement délicieux face à ce présent insipide.

# Posté le samedi 03 octobre 2009 06:28

Ses dents, c'était des limes et ses yeux des piègles à loup.

Séparation.
Synonymes- abîme, bat-flanc, bifurcation, cloison, décollement, décomposition, démarcation, désagrégation, différenciation, disjonction, dislocation, dispersion, distinction, division, divorce, écartement, exil, fossé, frontière, mur, partition, rupture, schisme, scission, sécession, ségrégation.
Ses dents, c'était des limes et ses yeux des piègles à loup.

# Posté le dimanche 13 septembre 2009 04:08

Tu me manques, grosse fourbe.

Tu me manques, grosse fourbe.
Clink Hostel
78, Kings Cross Road
London WC1X 9QG

# Posté le lundi 31 août 2009 07:36

Modifié le mardi 10 novembre 2009 07:19

 «Melancholy is a human feeling in the middle of people's preoccupation since several millenium. It is present in everyone, we all have these melancholic thoughts, which is great, because it may help creation, so everyone may be able to be an artist. But people don't always listen to this feeling, because it is a kind of pessimistic feeling, and people usually look for happiness. However, I think it is really important to listen to the melancholy which is deeply inside ourselves, because it may lead to reflexion about major theme in a man life : what are the link between us, the others, the world we're living in ? What do I really want to do of my life, and I'm not talking about a job. What will I do on earth which could make me feel alive ? » A.

 «Melancholy is a human feeling in the middle of people's preoccupation since several millenium. It is present in everyone, we all have these melancholic thoughts, which is great, because it may help creation, so everyone may be able to be an artist. But people don't always listen to this feeling, because it is a kind of pessimistic feeling, and people usually look for happiness. However, I think it is really important to listen to the melancholy which is deeply inside ourselves, because it may lead to reflexion about major theme in a man life : what are the link between us, the others, the world we're living in ? What do I really want to do of my life, and I'm not talking about a job. What will I do on earth which could make me feel alive ? » A.
___Alors il est parti et je suis restée là, immobile. Je tentais encore et encore de capturer son parfum, cristal invisible qui se dissipait trop vite. Mes yeux ne quittaient pas l'empreinte qu'avait laissé son corps sur le futon. Une brise traversa ma chambre et je bondis, comme pour la chasser, comme si elle était entrée pour dérober le chant de nos soupirs évanouis.
___Je sentais le sang couler doucement de mes veines, comme les coquelicots tâchaient mes bras pâles.
Mes larmes se morfondaient sur mes joues comme la pluie glisse sur les fenêtres... Puis se fait écraser.

Ne rien me laisser.





( Et arrêtez de penser que chaque phrase, ici, est
en rapport avec mon existence, je sais que j'ai un
gros égo MAIS BON QUAND MÊME ) .


# Posté le vendredi 14 août 2009 17:43